Faire "comme si"

La métaphore

La question du comme sias if – a été particulièrement étudiée par Hans Vaihinger.

Emmanuel Kant est un contemporain de Rousseau, il s’interroge sur la manière avec laquelle l’homme pense le monde.
Il observe que la plus grande partie des formulations se fait sur la base de la métaphore :
– la gifle du vent
– la fuite des idées
– la source du chagrin
On ne peut pas dire que le vent, les idées, le chagrin sont « vrais » mais qu’ils sont représentés par une métaphore.
On fait « comme si » il y a gifle, fuite ou source et que cela représente l’élément impalpable ou abstrait.

Les entités – âmes, esprits – et le comme si

Savoir si les âmes, les esprits, etc. sont vrais ou non ne présente aucun intérêt – pour les champs de la clinique, de l’anthropologie, de l’art, etc.
Le fait à « traiter » est l’apparition – visuelle, auditive, sensitive – de l’entité à l’occasion d’une transe.
Le premier « traitement » est le dialogue avec l’entité – voir dialogue en langue inconnue.
On peut aussi dialoguer avec la personne sur la géographie et le devenir de l’âme ou de l’esprit.
Dans les deux cas, la base est de faire « comme si » l’entité est vraie.

Avant Kant et dans la pensée du chamane

Pour le chamane et ses « spectateurs » il n’y a aucun doute que l’âme ou l’esprit existe.
De même, pour les spirites.
De même pour les acteurs de l’Iliade – vers 1200 avant l’ère commune – comme l’a bien analysé Julian Jaynes.
On a donc des « mondes » où les entités sont considérées comme vraies.
De manière un peu plus « moderne » on fait comme si l’entité est vraie.

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